Chapitre 5: Les façons indigènes de savoir et d’être

Enquête 1: Perspectives autochtones - Vivre en relation avec la terre

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    • Provocation – Livre, Discussion
    • Génération de questions – La méthode QQOCP
    • Acquisition de connaissances– Les grandes questions, Discussion de groupes. Présentation galerie, Je vois, je pense, je me demande
    • Déterminer la compréhension – Cercle d’acquisition des connaissances
    • Poursuite de l’apprentissage – Graffiti collectif, activité à l’extérieur
    • Consolidation – Discussion écrite sur un thème, Pense parle partage
    • Idées pour l’évaluation – suggestions d’évaluation
    • Passer à l’action – Idées pour passer à l’action

Reconnaissance des terres 

Commencez l’enquête en reconnaissant la terre sur laquelle vous vous trouvez et en expliquant pourquoi nous reconnaissons la terre. Il est essentiel d’enseigner aux élèves que nous devons reconnaître la terre autochtone sur laquelle se trouve l’école pour en apprendre davantage de celle-ci.

En tant qu’éducateurs, le fait de reconnaître que ces terres sont les territoires traditionnels des peuples autochtones et que tous les Canadiens bénéficient de la terre joue un rôle essentiel dans la démonstration d’un comportement de réconciliation avec vos élèves. Réciter la reconnaissance de la terre de votre école est une marque d’hommage et de respect envers les peuples autochtones.

Une reconnaissance des terres renforce le fait que nous en bénéficions et que nous avons tous la responsabilité d’œuvrer activement pour honorer les peuples autochtones en tant que partenaires égaux dans l’occupation des terres. Elle représente une étape pour cultiver un respect accru des peuples autochtones, favoriser l’inclusion de ces derniers et comprendre l’importance de nos responsabilités en vertu des Traités.

Chapitre 5, intitulé Les façons indigènes de savoir et d’être, reconnaît l’importance des perspectives autochtones et des liens avec la terre et le lieu dans notre travail de réconciliation pour répondre aux appels à l’action de la commission de vérité et de réconciliation, en particulier l’appel à « intégrer les connaissances et les méthodes d’enseignement autochtones dans les salles de classe » (clause 62) et à « renforcer les capacités des élèves en matière de la compréhension interculturelle, de l’empathie et du respect mutuel » (clause 63).

Les histoires et les contes sont une façon de partager les connaissances entre les peuples autochtones.  Intégrer des livres d’histoire autochtones dans votre salle de classe qui sont culturellement diversifié et reflète les trois groupes autochtones distincts du Canada. Voici quelques exemples de livres pour enfants qui illustrent l’importance d’apprendre de nos aînés et qui incluent les trois groupes indigènes.

L’enseignement de sujets controversés et délicats et les discussions y afférentes sont essentiels pour aider les élèves à réfléchir profondément et pour encourager leur raisonnement critique. Bon nombre des enjeux touchant les peuples des Premières nations, métis et inuits sont controversés (revendications territoriales, autonomie gouvernementale, barricades, droits de chasse et de pêche, etc.) ou délicats (écoles résidentielles, vision du monde). En abordant des sujets controversés ou délicats à un jeune âge, les élèves sont en mesure de les explorer et de poser des questions dans la sécurité de la salle de classe. Les enseignants peuvent utiliser certaines des questions suggérées dans la présente Enquête pour présenter d’autres enjeux délicats portant sur les inégalités auxquelles les peuples autochtones sont confrontés. N’oubliez pas que des actes de réconciliation et de réclamation sont essentiels à la progression du pays. Notre reconnaissance de la littérature et des médias autochtones, et l’inclusion de ces derniers, nous aident à comprendre l’histoire, les enjeux de diversité et d’autres défis des peuples autochtones.

Il serait utile, pour les apprenants, de comprendre que les connaissances traditionnelles et culturelles sont transmises sous forme de modèle Je fais, nous faisons, tu fais.  Ce modèle de mentorat permet à l’enseignant de surveiller les élèves de près et de bien les encadrer. Il pourrait les aider à apprendre de leurs erreurs, ainsi qu’à déterminer leurs points forts et les aspects exigeant plus de réflexion. Cela permet à la personne qui apprend la façon dont les connaissances sont transmises d’établir une connexion avec le caractère sacré de notre relation avec le Créateur, la Terre nourricière, les plantes, les animaux et tous les êtres animés et inanimés qui composent l’œuvre du Créateur. (Daniel Sylvestre)

Une provocation initiale, parfois appelée une « accroche », est utilisée pour susciter l’intérêt et la curiosité des élèves.

Livre – Lisez à haute voix – Mii maanda ezhi-gkendmaanh/La Terre me parle : Un livre sur les saisons par Brittany Luby et illustrations de Joshua Mangeshig Pawis-Steckley

Cette histoire poétique écrite en Ojibwé et français décrit le parcours d’une petite fille et de sa grand-mère alors qu’elles se promènent au cours des saisons. Cette histoire encourage les élèves à se connecter à la Terre et à l’écouter. L’auteur Brittany Luby, a créé le livre, inspiré par ses souvenirs d’enfance du temps passé avec les gardiens du savoir.    Mangeshig Pawis-Steckley, Joshua. Cover illustration. Mii maanda ezhi-gkendmaah/This is how I know by Brittany Luby, Groundwood Books Ltd. Front Cover, 2021

*En lisant ce livre, aidez les élèves à se familiariser avec les connaissances, les renseignements et les conseils que peuvent transmettre des personnes âgées, comme les aînés, les grands-parents, les enseignants, les oncles, les tantes ou les mentors. Il faut expliquer aux élèves que le titre d’Aîné est attribué au mérite dans les communautés des Premières nations. Les Aînés ne sont pas tous des personnes âgées, et les personnes âgées ne sont pas toutes des Aînés. En fait, certains Aînés sont jeunes. Les Aînés sont honorés parce qu’ils ont le don de la réflexion et de la compréhension et sont disposés à partager leurs connaissances. Discutez du rôle que jouent les Aînés au sein des communautés autochtones; pour optimiser l’apprentissage, présentez des livres d’images et autres médias qui illustrent le lien entre les peuples autochtones et les terres.

Questions de discussion

  • Pourquoi l’auteure Brittany Luby a-t-elle décidé d’écrire ce livre?
  • Quel genre de signes de la nature la petite fille a-t-elle vu pour savoir de quelle saison il s’agissait? Qu’as-tu remarqué dans le titre du livre?
  • Pourquoi l’auteure Brittany Luby a-t-elle décidé d’écrire ce livre?
  • Quel genre de signes de la nature la petite fille a-t-elle vus pour savoir de quelle saison il s’agissait
  • Qu’as-tu remarqué dans le titre du livre?
  • De quelle langue autochtone s’agit-il, selon toi?*
  • Peux-tu nommer les trois groupes autochtones au Canada?
  • De quel groupe les Anishinaabés font-ils partie?
  • D’après toi, que signifie Anishinaabé?
  • Est-ce que tous les peuples autochtones ont les mêmes traditions et connaissances?**
  • Qu’est-ce qu’un Aîné ou Gardien du savoir?
  • Que pouvons-nous apprendre des Anishinaabés et de leur lien avec les terres?

* Cette question ouvre la voie à une conversation au sujet des enfants autochtones qui n’avaient pas le droit de parler dans leur langue maternelle à l’école. Cette inégalité avait non seulement des répercussions sur eux, mais sur les familles, sur les communautés et sur les peuples autochtones dans leur ensemble.

 

**La diversité culturelle des peuples autochtones est souvent mal interprétée. On croit souvent, à tort, que les peuples autochtones forment un seul groupe qui partage les mêmes cultures, langues et connaissances. Prenez le temps d’identifier les trois groupes autochtones distincts (Premières nations, Métis et Inuits) et leur lien particulier avec les terres. En se familiarisant avec ces trois groupes autochtones et avec leurs traditions et connaissances particulières, les élèves peuvent poser un petit geste pour respecter ces peuples et leur culture.

À ce stade-ci du thème d’enquête, nous désirons attiser la curiosité des élèves et tabler sur les provocations qui ont suscité leur intérêt. Pour ce faire, nous les incitons à générer des questions pertinentes pour favoriser la continuation du processus d’apprentissage. La présente section décrira diverses façons de le faire, selon les provocations choisies.

  • Faites un remue-méninges autour de l’histoire dans le but d’amener les élèves à poser des questions sur les merveilles naturelles des saisons. Repasser chaque saison et déterminer les préparatifs particuliers à chacune.
  • Regardez les images du livre et réfléchissez aux questions que vous aimeriez poser.
  • Vous pouvez modéliser en posant des questions en commençant par: Qui, quoi, où, quand, pourquoi et comment

La méthode QQOCP – Cet outil consiste à se poser les six questions clés pour rechercher des informations sur un problème ou une situation afin de pouvoir mieux le cerner. 

Qui?Quoi?Où?Quand?Comment?Pourquoi?
      
Voici une liste de questions possibles:
  • Comment sais-tu quelle est la saison? 
  • Comment apprends-tu à identifier les saisons? Quels changements physiques les peuples autochtones utilisent-ils pour identifier les saisons?
  • Comment la nature nous dit-elle que c’est l’été, l’automne, le printemps ou l’hiver? Qui t’a aidé(e) à l’apprendre?
  • Qu’est-ce que les peuples autochtones nous enseignent au sujet des terres? Quelle est l’importance de ces leçons pour nous aider à comprendre comment interagir avec la nature?
  • De quelles façons les peuples autochtones continuent-ils de transmettre leurs connaissances traditionnelles de génération en génération?
  • As-tu un Aîné, un grand-parent, un oncle, une tante ou un mentor qui te transmet ses connaissances au sujet des terres, des traditions familiales, des recettes, etc.?
  • Quelle leçon as-tu apprise de ton grand-parent, de ton oncle, de ta tante, de ton mentor ou d’un autre adulte?
  • Comment fais-tu preuve de respect envers tes parents et d’autres adultes? Comment crois-tu que le respect est exprimé dans les cultures autochtones? Pourquoi les gens ne respectent-ils pas toujours les connaissances autochtones?

À cette étape, les élèves pourraient être prêts à participer à une activité d’acquisition des connaissances en groupe. Cela encouragera les élèves à ouvrir leur esprit à de nombreuses autres façons de penser à la provocation et aux idées qui ont été générées jusqu’à présent dans le processus d’enquête.

Les grandes questions

  • Que devons-nous savoir au sujet des terres que nous occupons? Qu’est-ce que les peuples autochtones nous enseignent au sujet des terres?
  • Comment les peuples autochtones continuent-ils de transmettre leurs connaissances traditionnelles de génération en génération?
  • As-tu un Aîné, un grand-parent, un oncle, une tante ou un mentor qui te transmet ses connaissances au sujet des terres, des traditions familiales, des recettes, etc.?
  • Quelle leçon as-tu apprise de ton grand-parent, de ton oncle, de ta tante, de ton mentor ou d’un autre adulte?
  • Quels types de connaissances les Aînés devaient-ils posséder et partager au sujet de leurs écosystèmes et de leur environnement pour y survivre pendant plusieurs millénaires?
  • Peux-tu créer une liste des différentes leçons que les peuples autochtones ont apprises pour survivre sur les terres?
  • Effectue une recherche sur les diverses façons dont les peuples autochtones ont utilisé leurs connaissances sur les créatures vivantes pour répondre à leurs propres besoins.

Discussion de groupe – Quelles questions doit-on répondre pour développer nos connaissances au sujet des sages et leurs connaissances des saisons?

En classe, faites une présentation galerie pour repérer des occasions d’apprentissage au sujet des sages ou personnes plus âgées. Assurez-vous que les élèves connaissent la différence entre un sage et une personne âgée. Les élèves doivent savoir que devenir un sage dans une collectivité de Première nations est un droit qu’on mérite.

1. Demandez aux élèves de dessiner des images d’eux avec leurs grands-parents ou d’autres adultes qu’ils considèrent comme une personne savante et importante. 

2. Suggérez aux élèves d’ajouter un élément quelconque symbolisant une tradition, un jeu, une recette, une activité qu’ils partagent ensemble.

3. Affichez les images au panneau d’affichage et les élèves les parcourent à tour de rôle et rédigent des commentaires sur leurs observations afin d’approfondir leur compréhension du rôle.

Demandez aux élèves d’utiliser la stratégie Je vois, je pense que, je me demande si en explorant les images dessinées par leurs pairs. Encouragez les élèves à faire des observations, poser des questions au sujet des traditions ou des grands-parents ou adultes dans les images.  Cette activité peut prendre la forme d’une discussion avec les jeunes élèves, alors que les plus vieux peuvent utiliser le modèle pour générer des questions. Demandez aux élèves de faire preuve de respect au moment de regarder les photos de leurs camarades de classe; la diversité des cultures et des traditions dans votre classe représente un excellent moment d’apprentissage.

See, Think, Wonder Routine -PZ-Translated by Carine Bouton and Frédérique McGirt 2015

Routine de pensée

À cette étape, les enseignants tentent d’évaluer le niveau de compréhension des élèves et de déterminer si ceux-ci ont des questions ou s’ils sont confus à l’égard d’une notion ou d’une autre. Ces renseignements peuvent aider les enseignants à planifier leurs activités et à les adapter dans le but de favoriser le processus d’apprentissage de chaque élève et de répondre à ces questions.

Cercle d’acquisition des connaissances Le cercle des connaissances n’est pas une nouveauté. Il s’inscrit dans le courant de sagesse d’une ancienne tradition observée dans les cultures autochtones, le cercle de partage, chaque personne prend son tour et est libre de s’exprimer. Avec vos élèves écoutez l’histoire Le cercle du partage écrit par l’auteur Theresa Corky Larsen-Jonasson.

Après le visionnement, discuter comme le cercle de partage est un moment d’échnage dans un climat d’écoute active et de respect. Pendant votre cercle d’acquisition des connaissances pratiquer les stratégies d’écoute active et de respect avec les élèves.

En classe, formez un cercle de partage. Ouvrez la discussion avec la question suivante : « Qu’avez-vous appris? » Invitez les élèves à s’exprimer à la première personne. Muni d’un bâton de parole, chaque élève pourra s’exprimer sur cette question.

*Les cercles de partage favorisent, entre autres, l’inclusion, les échanges, le respect et l’écoute active. Le bâton de parole ou un objet que vous définirez comme étant le bâton de parole (ce peut être un bâton, une roche ou tout autre objet significatif pour les élèves de votre classe) sera passé à chaque personne faisant partie du cercle. Le bâton de parole circulera dans le sens des aiguilles d’une montre. Lorsqu’une personne tient le bâton de parole, elle est la seule à pouvoir s’exprimer.

À ce stade, les élèves peuvent commencer à faire des recherches pour répondre à leurs questions générales, ou certaines des activités suivantes peuvent être intégrées au processus afin de s’assurer que les élèves comprennent les concepts fondamentaux de la science du climat. Les activités énumérées ci-dessous fournissent des notions fondamentales de la science du climat.

*Les peuples autochtones ont toujours été des leaders en matière d’action climatique et ils le sont toujours. Le rôle qu’ils jouent pour surveiller les répercussions du changement climatique et ses effets environnementaux sur les terres traditionnelles et les eaux est essentiel pour notre lutte contre le changement climatique. Nous avons fort à apprendre de la façon durable dont les peuples autochtones vivent sur les terres depuis de nombreuses années. Ils se sont adaptés en se déplaçant en quête de nourriture et d’autres ressources en fonction des saisons. Nous devons les écouter attentivement pour mieux comprendre l’importance de leurs connaissances traditionnelles et sa contribution au développement durable et à la planification en vue de l’avenir. Les communautés autochtones ont leurs propres experts, Aînés, gardiens du savoir et façons de savoir; leurs connaissances sont des ressources essentielles pour apprendre comment s’adapter au changement climatique. Nous devons priser leur contribution au dialogue sur le changement climatique et se laisser guider activement par celle-ci.

Avec l’activité de Graffiti collectif, les élèves écrivent toutes les idées qui leur viennent sur les thèmes suivants: les merveilles des saisons, les animaux, les plantes et les changements saisonniers.

Après l’activité, discuter les questions suivantes:

  • Comment le changement influence-t-il ou modifie-t-il les conditions météorologiques et les saisons?
  • Comment les leçons apprises des Aînés peuvent-elles nous aider à protéger la Terre?
  • Comment puis-je mettre en pratique les leçons apprises des Aînés dans ma vie quotidienne?
  • Comment puis-je protéger ma santé pendant les journées chaudes et ensoleillées de l’été?
  • De quelles façons devrons-nous nous adapter pour affronter le changement climatique?
  • Comment les gens pourront-ils vivre des terres si nous ne pouvons pas arrêter le changement climatique? 

Activité à l’extérieur Sortez pour jouer Érables et marmottes, (en anglais seulement) une activité qui explore les effets du changement climatique sur les animaux et les plantes à travers des jeux de rôle. Cette activité permet aux élèves de mieux comprendre comment le changement climatique peut affecter les plantes et les animaux.

Cette étape est conçue pour encourager les élèves à intégrer et à synthétiser les idées principales. Quand les élèves établissent des relations et des liens, ils sont en mesure de consolider leur apprentissage et d’approfondir leur compréhension.

Discussion écrite sur un thème

Cette stratégie donne aux élèves l’occasion de stimuler les connaissances acquises antérieurement sur un sujet ou de renforcer l’information apprise récemment. Cette stratégie est utilisée oralement avec les jeunes en peits groupes d’élèves.

  • Assurez-vous que chaque élève peut décrire ce qu’il a fait, pourquoi il l’a fait et ce qu’il a découvert au cours de l’enquête au cours d’une session de discussion.
  • Demandez aux élèves d’écrire une note de remerciement à la terre, aux saisons, aux aînés, aux grands-parents ou à d’autres adultes qui leur enseignent des choses au sujet de leur culture ou leur nature. Décrivez comment et pourquoi vous êtes reconnaissant.
  • Demandez aux élèves de créer une image ou un collage de choses de la terre pour lesquelles ils sont reconnaissants

Pense Parle Partage

Les élèves réfléchissent à leur apprentissage en lisant leurs lettres ou observant leur photo/collage. Ils se retournent et partagent leur lettre ou leur œuvre avec un autre élève.

 

Les enseignants feront appel à des méthodes multiples pour évaluer l’apprentissage à divers stades. La méthode suivante représente une solution de rechange aux tests habituels et peut-être utilisée après le stade de la consolidation ou à tout autre moment pendant la leçon pour vérifier le niveau de compréhension des élèves.   

Presentation Galerie – Évaluer les connaissances et la compréhension des élèves en évaluant leurs dessins de galerie.

Autres suggestions

  •  Rassemblez des preuves d’apprentissage avec des observations, des pouces vers le bas et en haut, en écoutant des conversations, des notes et commentaires anecdotiques
  • Conférence avec les élèves – les conversations peuvent également inclure des preuves écrites telles que des journaux dans lesquels les éducateurs peuvent lire ce que les élèves ont à dire sur leur apprentissage plutôt que d’écouter.
  • Demandez aux élèves de créer une affiche expliquant comment la Terre nourrit pour eux et ce qu’ils peuvent faire pour la protéger. Partagez leurs œuvres avec les autres élèves de l’école en affichant leurs posters aux murs des couloirs de l’école

Le fait d’accorder du temps aux élèves pour passer à l’action est un aspect essentiel du processus d’apprentissage, car il habilite les élèves et atténue leur éco-anxiété.  Rappelez aux élèves que, même lorsque les choses sont difficiles et que les solutions semblent si inatteignables, ils peuvent toujours faire quelque chose en agissant. Leurs actions auront un impact.

 Ces idées d’action peuvent être utilisées à n’importe quel moment de votre processus d’apprentissage, que ce soit maintenant ou après avoir effectué plus d’enquêtes guidées, vous remarquerez que les suggestions sont cohérentes dans chaque chapitre. 

Demandez aux élèves ce qu’ils veulent faire pour avoir un impact positif sur le changement climatique. Faites la liste de leurs idées et élaborez un plan pour mettre en place leur action.

 Une fois que les élèves ont une compréhension approfondie du temps, du climat et du changement climatique, laissez-leur le temps d’agir. 

 

Idées pour passer à l’action 

  • Journée sans eau embouteillée : éduquez votre école au sujet de l’eau embouteillée et de ses effets sur l’environnement. Prenez l’engagement de réduire l’utilisation d’eau embouteillée à l’école et songez à vendre des bouteilles d’eau réutilisables aux élèves dans le cadre d’une activité de financement
  • Réduisez la quantité d’aliments et de déchets d’emballage qui finiront à la décharge en organisant une journée de repas sans déchets. Faites un pas de plus et tenez régulièrement des « mardis sans déchets » ou des « mercredis sans gaspillage ».

 

Exemples de projets


Projet Éducatif à l’école Mikizicec à Kitcisakik                                                                                        

  • L’école Mikizicec de la communauté ainicinpek de Kitcisakik à décidé développer des projets éducatifs pour d’augmenter les implications avec les membres de la communauté. De plus, les projets éducatifs augmenteront l’accessibilité de la nourriture fraiche directement dans la communauté. La mission de l’École Mikizicec est d’assurer un programme éducatif de qualité et adapté toute en valorisant la culture anicinape en plus de faire la promotion du respect, de la persévérance et de l’entraide.

L’histoire du saumon – W.D. Ferris – Richmond, BC (2013) 

  • Les élèves ont créé et présenté une pièce de théâtre appelée « L’histoire du saumon » pour mettre en lumière le lien entre Richmond, BC, le peuple de la Première nation Musqueam, leur territoire traditionnel de chasse et de pêche et la migration du saumon. Les élèves ont aussi cultivé des saumons Coho dans la salle de classe et les ont libérés à la Little Campbell River Fish Hatchery. 

Le nord du Canada – Une question d’équilibre – David Livingstone Elementary School – Vancouver BC (2016/2017) 

  • Les élèves voulaient ressentir un lien plus étroit avec la terre, tout en cherchant à des réponses à la question : « De quoi le développement durable dans le nord pourrait avoir l’air? ». Ils ont cherché à apprendre l’histoire de notre pays de divers points de vue différents et d’apprendre comment les communautés nordiques peuvent prospérer dans le monde d’aujourd’hui. Pendant une incroyable excursion pluridimensionnelle, ils se sont familiarisés avec la nature, l’industrie, la culture et les traditions au Yukon.  

Sommet Jeunesse des Premières nations unies – Sommet de l’école secondaire Riverview – Riverview, NB (2019)

  • Quinze communautés des Premières nations du Nouveau-Brunswick ont été invitées à participer à un Sommet Jeunesse à l’école secondaire Riverview. Chaque communauté ou école a choisi de 2 à 5 délégués, et chacun d’entre eux a choisi un comité auquel participer à leur arrivée, soit Éducation, Environnement, Justice sociale ou Santé et bien-être. Pour se préparer à participer à leur comité respectif, les délégués devaient étudier un sujet ou une préoccupation pertinente pour leur communauté.  

Marche pour l’eau : École Seven Oaks Met School – Winnipeg, MB (2019)                                               

  • Lorsque les élèves de niveaux supérieurs de l’école Seven Oaks Met School ont appris que la communauté de la Première nation de Shoal Lake 40 (la communauté d’où provient la majorité de l’eau potable de Winnipeg!) avait été visée par un avis d’ébullition depuis plus de 20 ans, ils ont été inspirés à passer à l’action. Mettant en valeur leur passion pour la mode et la musique, ils ont organisé une soirée-bénéfice au centre local des arts du spectacle. Ils ont aussi invité des conférenciers, de Winnipeg et de Shoal Lake, pour renseigner le public sur la crise de l’eau. Cet événement a permis de recueillir plus de 7 000 $ pour la Première nation de Shoal Lake 40 et de sensibiliser le public dans la région. Plus tard dans l’année, les élèves de Seven Oaks ont participé à la Marche pour l’eau, événement local qui a suscité la participation de plus de 1 000 personnes. Ils ont obtenu plus de 900 signatures pour leur pétition à l’appui d’une eau potable propre pour toutes les communautés autochtones du Canada. Grâce aux efforts d’intervention des élèves, la Première nation de Shoal Lake 40 obtiendra une usine de traitement de l’eau!